« ma conscience me reproche… » les regrets de hadja rabiatou serah diallo

CONAKRY : Alors qu’elle était une actrice majeure « d’un combat de même nature » il y’a une dizaine d’année, c’est avec impuissance que l’ancienne syndicaliste observe la grève des enseignants déclenché le 18 février 2018.
Présidente du Conseil Economique et Social, Hadja Rabiatou Serah reconnais surtout la faiblesse des institutions dans la résolution des différentes crises dans le pays « Tout le monde est concerné mais je ne suis pas sûre qu’on puisse parler de faillite des institutions » précise-t-elle cependant au cours d’un entretien.
Parlant de la crise syndicale en cours, la dame de « Janvier – Fevrier 2007 » regrette d’abord le déficit de confiance entre les acteurs. Elle insiste sur le fait que « c’est nous -le Conseil Economique et Social-, qui devront être en première lignes pour la résolution de ce conflit ».  « Parce que la loi nous le confère » ajoute-t-elle.
Elle explique ensuite que le CES s’était fortement impliqué dans la résolution de la crise et qu’il était même sur le point de trouver une solution « honnêtement ».
« Parce qu’on a vu que c’était une crise interne au sein dans le mouvement syndical qui faisait que les élèves, les parents d’élèves et gouvernement en étaient victimes. On était arrivé à rapprocher les positions mais après, on a délocalisé la crise chez les religieux… nous n’avons pas trouvé cela normal mais nous avons reculé ».
Cependant, Dame Rabiatou Serah ne baisse pas les bras pour autant affirme-t-elle.
« Je suis écœurer mais je ne suis pas découragé. Je me dis que j’ai encore à faire, je ne peux pas baisser les bras. Quand je vois tous ces enfants qui ne sont pas responsable de ce qui passe actuellement et qui payent le lourd fardeau, ma conscience me reproche » se laisse –t-elle abattre.
Mais cette situation ne doit pas affaiblir les syndicalistes pour autant. Elle demande au gouvernement de « réconforter » les enseignants en améliorant leurs conditions de vie qui sont minables et indignes déplore-t-elle.
« La plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a mais quand tu piles le riz avec quelqu’un, tu dis qu’il ne doit pas voir tes aisselles le riz ne peut être propre. Tu veux voir les intestins d’une fourmi, tu l’écrases, tu ne verras pas ses intestins. Il savoir comment le faire, il faut que l’Etat abandonne et que les syndicalistes aussi, qu’on soit ensemble pour que les enfants puissent reprendre le chemin de l’école ».

Billal

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