Les autorités décident d’interdire la marche de l’opposition prévue pour demain

L a marche de l’opposition guinéenne, prévue mardi 23 octobre 2018, sur l’autoroute Fidel Castro, vient d’être interdite par la mairie de Matoto.

Selon le secrétaire général de cette municipalité, cette décision est motivée par un souci de préservation de la quiétude sociale déjà bouleversée par  la grève du SLECG et les soubresauts liés à l’installation des exécutifs communaux.

 »Nous avons reçu la lettre d’information de la marche à temps, mais nous ne l’avons pas autorisée pour deux motifs fondamentaux. Le premier, nous sommes confrontés à la situation de l’insécurité scolaire au niveau des établissements. Le second est lié à la problématique de l’installation des exécutif communaux. Nous voulons faire ce processus de façon apaisée. Pour toutes ces raisons, nous n’avons pas trouvé les moyens d’autoriser la marche demain. On leur a demandé de sursoir parce qu’on n’est pas en mesure de sécuriser les deux activités à la fois. Nous accordons la priorité d’abord à l’éducation qu’à autre chose  » s’est justifié le secrétaire de la mairie de Matoto.

Du coté de l’opposition, dirigée par Cellou Dalein Diallo, elle se dit prête à aller à l’affront et n’entend donc pas abdiquer.

  »On s’en fou de cette interdiction faite par les autorités communales illégales de Matoto. La manifestation est un droit constitutionnel. Donc demain, on va marcher sur l’autoroute Fidel Castro comme indiqué et la marche est maintenue . Donc nous demandons à tous nos militants de sortir massivement demain ‘‘ a riposté Chérif Bah , vice Président de l’UFDG.

Au regard des prises de position faites par les uns et les autres, la journée du mardi 23 octobre 2018 risque d’être assez longue pour les populations de Conakry. En guise de rappel, l’opposition républicaine manifeste pour dénoncer le non-respect des accords politiques relatifs à l’installation des exécutifs communaux issus du scrutin du 04 février dernier.

Elma camra

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