Kassory à propos de la lutte contre la corruption : ‘’je n’ai pas fait une évaluation pour savoir ce qu’on a pu économiser’’

A la faveur de la conférence de presse qu’il a animée, mercredi 29 mai 2019, à Conakry, le premier ministre guinéen a réitéré sa ‘’ ferme ‘’ volonté de lutter contre la corruption sous toute sa forme.

En rappelant sa promesse tenue lors de la présentation de la politique générale de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, où il avait révélé que le volume des pots-de-vin avoisinait en moyenne 600 milliards de francs guinéens par an, Ibrahima Kassory Fofana affirme n’avoir pas encore évalué l’effet des réformes engagées depuis l’annonce de cette mesure.

« Cette question est très pertinente, mais franchement, pour être honnête, je n’ai pas fait une évaluation pour savoir qu’est-ce qu’on a pu économiser », a-t-il reconnu.

Plus loin, le Chef du gouvernement guinéen a cité comme bons exemples de lutte contre la corruption les cas de Paul Moussa Diawara, ex-directeur général de l’Office guinéenne de la Publicité (OGP) et Sékou Camara, ex-directeur  de l’Office Guinéenne des Chargeur (OGC), tous jugés et condamnés par la justice pour des faits de détournement de derniers publics.

 « Il n’y a pas de cas en ma connaissance prouvé que je n’ai pas présenté à la justice. Qu’on ne me dise pas que Paul Moussa qui est mon petit frère est parti à la justice, parce qu’on veut faire de la méchanceté. C’est non, il a épuisé tous les recours. Malheureusement, il a été jugé coupable par la justice indépendamment de l’autorité politique et administrative. C’est le même cas avec Sékou Camara de l’OGC. S’il y a d’autres cas qui sont posés demain, ils seront traduits en justice », a martelé Ibrahima Kassory Fofana.

Barry Ibrahima

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