Kankan : l’oim accueille des migrants en provenance de l’algérie

Au total, ils sont 117 jeunes migrants à avoir été reçus ce dimanche, 18 mars 2018,  à Kankan par l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), en compagnie des autorités administratives de la localité. C’est la maison des jeunes qui a abrité la cérémonie d’accueil. Leur rapatriement a été rendu possible  grâce à l’OIM, en partenariat avec le gouvernement guinéen.

Le gouverneur de la région administrative de Kankan, Mohamed Gharé, venu présider la cérémonie, a tout d’abord souhaité la bienvenue aux jeunes dont l’âge varie entre 18 et 30 ans. Puis, il les a rassurés quant la présence de l’État à leur côté.

« Vous êtes désormais chez vous, et personne n’a le droit de vous traiter indignement.   D’autant que la priorité du gouvernement guinéen reste aujourd’hui l’employabilité et le bien-être de vous les jeunes. Donc, ayons tous confiance à notre pays et participons activement à son développement », a déclaré le gouverneur.

Porte-parole des jeunes migrants, arrivés d’Arlit (Niger), Mamadou Diouma Bah explique les mésaventures auxquelles ils ont été confrontés notamment en Algérie: « Là-bas, on nous fait travailler tous les jours, jusqu’au soir, sans prime, comme des esclaves. Et ils donnent les travaux les plus difficiles aux noirs. Donc, nous sommes restés dans cette situation alarmante pendant des mois. Après, ils ont annoncé à la radio qu’ils vont procéder au nettoyage général de la ville. C’est-à-dire que nous les noirs, nous constituons des saletés dont il faut s’en débarrasser. C’est ainsi que nous avons été expulsés de l’Algérie pour un désert situé entre l’Algérie et le Niger ».

Alpha Diallo dit « Black M » est âgé de 18 ans,  élève de la 8ème année lorsqu’il quittait sa ville natale (Mamou). Il explique ce qui l’a poussé à épouser le désespoir : « C’est la pauvreté qui m’a poussé à quitter ce pays. Tant qu’Alpha Condé est au pouvoir, moi je préfère mourir là-bas que d’être là. C’est suite au refoulement des algériens que je suis revenu. Même le Niger qui est le pays le plus pauvre en Afrique est mieux que la Guinée. C’est pourquoi d’ailleurs je compte me retourner en aventure juste après le remplissage des formulaires avec l’institution ».

A retenir que ces migrants ont tous reçu  de la part de l’OIM, un téléphone mobile et une somme symbolique de 500 mille francs guinéens. Une manière pour l’institution de rester en contact avec les migrants et pour faciliter leur réinsertion socio-professionnelle.

 Par Malick Diakité.

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