Justice : reprise des audiences criminelles à dubréka

A près quelques mois d’interruption, les audiences criminelles ont repris ce mardi 8 octobre 2019 à Dubréka. Parmi les 12 dossiers inscrits au rôle, 11 sont relatifs aux cas et tentative de viol.

Le premier à être jugé concerne un jeune d’une vingtaine d’années qui aurait violé une fille de 8 ans. Les faits se sont produits en juin 2018.

Selon l’ordonnance de renvoi,  Ibrahima Sory Camara, l’accusé avait, pourchassé la victime et l’a abusé sexuellement. Interrogé sur les faits à la barre, il les a reconnus sans ambages. Là où les débats se sont posés, c’est le lieu où le viol a été commis. L’ordonnance cite un marigot où l’enfant était allée puiser de l’eau, et l’accusé dit que les faits se sont produits à la maison.

De l’avis des avocats de la défense, le prévenu présente des traits de dépression mentale. Ce qui pourrait expliquer, selon eux son comportement. Ainsi, ils ont souhaité auprès du tribunal, une  expertise médicale. Le juge Ibrahima Sory 1 Tounkara, ne trouvant pas la demande fondée l’a rejetée et a ordonné la poursuite des débats.

Des débats à la suite desquels, il y a eu des réquisitions et des plaidoiries. Du rapport médico-légal aux débats, en passant par les procès-verbaux, pour le ministère public, les faits sont constants. Marwane Baldé a requis 10 ans de réclusion criminelle à l’encontre du prévenu.

« Les faits ne sont pas établis, et on ne saurait entrer en condamnation dans cette affaire » ont plaidé les avocats de la défense, ils mettent en cause le rapport médico-légal et les différents procès-verbaux et demandent le renvoi pur et simple du dossier pour des fins de poursuite

Aussitôt les débats terminés, l’affaire a été mise en délibéré. Le prévenu  reconnu coupable des faits a été condamné à 6 ans de réclusion criminelle, en application de l’article 268, 116 du code pénal et 431 du code de procédure pénale.

Mata Malick Madou

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