Interview : « la plupart des femmes rondes ont du mal à s’accepter à cause des critiques. voilà le combat de miss ronde guinée » dixit lamine kaba diakité

P révu d’ici la fin de l’année académique (Juin 2019), la 2ème édition de MISS RONDE GUINÉE commence à prendre forme. Après le casting et les répétitions en cours, Lamine Kaba Diakité a situé sur les contours. Le président de la Commission d’organisation maintient mordicus que les filles rondes peuvent désormais s’exprimer et s’assumer via son concours de beauté.

Pourquoi avez-vous lancé une seconde édition?

Il est important de préciser que la décision est collégiale. Nous avons un comité dédié qui a estimé que cette année on devait faire une édition. Celle en cours a justement été lancée afin de donner la chance aux filles rondes qui n’ont pas pu participer à la première édition. Les travaux sont avancés du côté de la maison des jeunes de Nongon où se trouve notre permanence.

Peut-on dire que les filles rondes s’assument dans la société guinéenne?

Cette question d’acceptation de soi dans tous les pays aujourd’hui pose problème. Autrement dit, la plupart de nos femmes africaines ont du mal à s’accepter car depuis leur jeune âge, elles sont critiquées à cause de leur forme par des amies, les proches et même les parents. Finalement, un complexe s’installe en elles ce qui n’est pas normal.

C’est le combat que le comité de MISS RONDE GUINÉE entreprend afin de faire comprendre que la meilleure des beautés reste celle liée aux formes généreuses.

Êtes-vous en lien avec certains organisateurs qui célèbrent aussi la femme ronde ?

Aujourd’hui, je suis membre de l’Organisation Africaine des Comités Miss Ronde avec en son sein plus de 10 pays affiliés .On a avec nous le fils de Thierry Frézard- fondateur du concept Miss Ronde France. Des exemples qui indiquent bien que nous sommes en partenariat avec d’autres comités.

 Dernièrement, le directeur des jeux universitaires était dans vos murs. Sur quoi portait la visite?

Monsieur Maurice Togba Haba est un jeune dynamique qui cherche à partager avec nous, ses perspectives mais aussi son soutien institutionnel. Vu que la plupart des candidates de cette seconde édition sont des étudiantes, il s’est senti concerné d’où son accompagnement.

Quelles sont les innovations de la seconde édition de MISS RONDE GUINÉE ?

Le thème d’abord qui est très important à savoir :« santé et bien-être de la femme ronde » ! Il est très vaste car aborde l’hygiène, le sport, l’alimentation sans oublier le style vestimentaire. Comme quoi le comité ne se résume pas à l’organisation : cette année le maître-mot reste la formation.

Mot de la fin ?

Mon dernier mot, c’est de dire aux femmes rondes de s’accepter comme elles sont et croire en leur beauté.

Interview réalisée par Idrissa Keita

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