Grève des travailleurs d’edg: réactions de certains citoyens de conakry

L es travailleurs de la Guinéenne d’Electricité (EDG) s’apprêtent à aller en grève à partir du 15 janvier prochain. Si rien n’est  fait par l’Etat pour satisfaire leurs revendications, ils comptent priver tout le pays du courant électrique excepté les endroits stratégiques.

Selon le programme établit par le collège syndical, la desserte en électricité dans la capitale ainsi qu’à l’intérieur du pays risque de connaître des perturbations à partir du 17 février prochain. Ensuite, ces travailleurs menacent de passer à la vitesse supérieure en fermant la distribution des antennes à partir du 20 au 22 janvier avant de procéder à la coupure d’électricité sur toute l’étendue du territoire national.

Des citoyens de la capitale guinéenne, interrogés par notre rédaction, souhaitent à ce qu’un terrain d’entente soit trouvé pour éviter le pire.

« Si les travailleurs d’EDG veulent encore aller en grève il y aura des remous forcément. C’est le citoyen lambda qui va souffrir » a réagi Amadou Condé, citoyen de Conakry trouvé devant une agence d’EDG.

De l’avis d’Ibrahima Kaba, un autre citoyen croisé dans la capitale guinéenne, cette autre grève annoncée par l’EDG ne fera qu’aggraver les crises qui secouent actuellement le pays.

« Lorsque l’EDG ira en grève, d’ailleurs toutes les entités sont en grève à savoir, le SLECG, l’opposition et autres comme la LONAGUI. Maintenant, on se retrouve avec l’EDG,  on ne sait pas à quand la SEG aussi sera en grève. Il faut qu’ils trouvent un consensus » invite-t-il.

Pour sa part, Alseyne Diallo exige, lui, à ce que la desserte en courant soit assurée au risque de voir la population sortir dans les rues.

« S’ils veulent aller en grève, ça c’est entre eux. Nous les consommateurs, notre préoccupation, c’est avoir le courant. Si ça manque, on fera ce qu’on a l’habitude de faire. Brûler les pneus. Personne ne monte, personne ne descend » menace cet autre citoyen de Conakry.

Pour rappel, les travailleurs d’EDG contestent non seulement contre le recrutement d’un nouveau directeur général, mais aussi exigent un état des lieux de la gestion de la société française Veolia,   la présence d’un représentant du personnel du conseil d’administration et la formation du personnel.

Mata Malick Madou

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