Crise sociale : et si le président changeait de comportement politique.

Il doit y avoir une alternative. Forcement et lorsqu’on en parle, ce n’est pas pour pousser le président à lire un discours rédigé par quelqu’un qui semble s’éloigner des enjeux du moment. Des discours qui ne veulent rien dire contenant des expressions du genre (sursaut national, le pays doit rester débout, mettre la Guinée en avant, préserver la paix sociale), sont d’un ancien journaliste que les observateurs avertis connaissent.

Nous avons pu écouter un Alpha Condé qui faisait entendre ce qu’il ne pensait pas dire. Lui et son gouvernement sont désormais le dos au mur. Il ne devrait plus promettre dans cette adresse à la nation de lutter contre la corruption. Un président courageux ne fait pas ça. Un grand président ne s’improvise pas pour paraître flou et pas du tout convaincant. Un chef préparer pour gérer une république affronte les problèmes avec détermination. Souvent, pour contenter le peuple, un président patriote sanctionne les voleurs qui le privent de biens nécessaires.

Pour évoquer cette crise, Alpha le piroguier national qui manque de pagaie et de toutes les qualités que nous venons de mentionner, devrait marquer une rupture avec lui-même. Le patriotisme, celui qui doit obliger tous les guinéens à mettre le pays en avant, doit commencer par lui. Les voleurs nous les connaissons. Ce sont tous les membres du gouvernement qui ne réussissent pas à changer les conditions de vie du guinéen. Ce sont aussi ces conseillers trop nombreux à la présidence qui voyagent avec les moyens financiers des pauvres pour ne ramener au pays que des promesses d’investissements.

La rupture avec Alpha le piroguier national, aiderait à voir le 5 mars à la télévision d’Etat, un chef qui sanctionne la corruption et toutes les pratiques assimilées. Ceux qui ont menti, en élaborant une grille salariale qui triche les pauvres enseignants, devraient quitter les départements ministériels et Sékhoureyah pour aller s’expliquer à la justice. C’est comme cela tout grand président aurait agi. Un grand leader, fort de ses convictions, n’a pas peur de se faire abandonner par des compagnons à la moralité douteuse. Autrement, il sera confondu à ce compagnon qui très souvent manque de pitié et se livre de ce fait à tous les comportements dévastateurs. La place n’est plus aux discours insensés qui occupent un long temps sur les antennes d’une chaîne qui a renoncé à sa mission première. Celle de mettre le citoyen au centre de ses programmes quotidiens.

Les 40%, mais aussi la pauvreté galopante qui est en passe de transformer tout le monde en mendiant. Le mensonge ne devrait pas durer, c’est le moment qui ainsi arrivé pour enfin dire courageusement la vérité à ceux qui ont longtemps cru aux annonces fallacieuses. Le gouvernement a échoué, premier aveux à faire. Le gouvernement n’a pas de solution, deuxième aveux très important à faire. Et comme cela nous passons à l’alternative. D’aucuns pensent au remaniement ministériel. Nous pensons qu’il faut plus. IL faut que le président change de comportement politique pour devenir un grand gouvernant qui affronte les problèmes qui se posent à lui avec courage. IL ne doit pas se soucier de ceux parmi ses proches, qui perdraient leurs avantages. Si les enseignants et le reste des guinéens sont contents, c’est l’essentiel.

Jacques  Lewa

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