Crise en guinée bissau : la cedeao somme l’instance suprême de trancher

D epuis le siège de l’Union Africaine, l’insistance communautaire a mis les pieds dans les plats. La Cour suprême devra vider le contentieux qui semble perdurer.

Bien qu’élu, Umaru Sissoko fait face à son adversaire qui ne s’avoue pas vaincu. Il a remis en cause les résultats de la présidentielle, mais la CENI a désavoué cette requête que conduit Domingos Simões Pereira.

Désormais, c’est la Cour Suprême qui est saisie pour trancher le litige électoral. Ce qui n’a pas échappé à la CEDEAO qui a décidé de s’assumer.

L’instance sous régionale a donné un ultimatum aux hautes juridictions pour vider la question. Précisément, un délai de 6 jours qui prendra fin le 15 Février.

Le candidat du PAIGC, parti au pouvoir sortant, Domingos Simões Pereira n’entend pas lâcher prise. Situation qui a conduit à une session extraordinaire sur la Guinée Bissau en présence du vainqueur de l’élection Umaru Sissoko Embalo.

Il nous revient qu’il était inscrit à la liste des Présidents annoncés au Sommet, mais sera retiré suite au contentieux post-électoral en cours.

Zapping qui ne l’empêchera pas de venir et siéger. La CEDEAO estime qu’une fois la question vidée pour de bon, le retour à la normalisation institutionnelle sera effectif.

A noter que les résultats issus des élections du 29 Décembre faisaient office de sanction à l’endroit du PAIGC. Ce parti a dirigé pendant 40 ans avec des troubles ayant provoqué cette envie d’alternance.

Place à la cour Suprême pour clore le chapitre où Umaru Sissoko semble avoir pris goût et exerce déjà la mission présidentielle.

Idrissa Keita

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