Contestations des gilets jaunes : essoufflement du mouvement ?

A près plus de 6 mois dans la rue, les gilets jaunes semblent s’essouffler. En début et milieu de mois de juin, les tendances parlaient d’elles-mêmes : 9500 et 10 300 marcheurs depuis le 17 Novembre 2018, jour de naissance du mouvement. Ces chiffres concernent les 19ème et 20ème  sorties de la vague jaune.

Les marcheurs du samedi en France viennent d’accuser des sorties ‘’minimes’’ au mois de juin. Est-ce le début de la fin ?

Cette grogne sociale avait poussé le Président Emmanuel Macron à revoir sa copie. Parfois arrogant depuis son arrivée à l’Elysée en 2017, il a fini par être dans ses derniers retranchements. Malgré le débat national destiné à calmer le peuple, rien n’est sorti de concret. Les assises furent orientées en faveur du canevas gouvernemental et les couches concernées ont boudé les débats. Même les recommandations n’ont pas pris en compte les revendications ce qui a finalement conduit à battre le pavé de plus belle.

Sauf qu’au fil du temps, l’opinion française semble se lasser. Les partis politiques au départ effacés ainsi que certains syndicats ont émergé.

En atteste la récente percée fracassante du Rassemblement National ( Ex Front National) lors des Législatives Européennes. Même Emmanuel Macron qui se faisait chambrer par ses homologues notamment l’Italie à cause des gilets jaunes est à fond sur ses reformes pour la plupart controversées.

Face à cette ‘’ indifférence’’ des politiques, est ce que les gilets jaunes pourront impacter sur la prochaine présidentielle prévue en 2022 ? D’ici là, la rue continuera de grogner avec cette couleur qui rappelle bien celle du parti présidentiel en Guinée depuis 2010.

Idrissa Keita

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