Circulation routière de conakry : ces tricycles venus de mumbai (première partie)

D epuis peu, les grandes artères de Conakry sont envahies par les tricycles, derniers nés des transports en commun. Notre regard s’est posé sur ce moyen de déplacement prisé qui ne cesse de faire des ‘’jaloux’’ au niveau de la famille des taxis-motos.

Focus sur ces fameux ‘’bombonna ‘’ ou ‘’Mumbai’’ qui ont fini par être adoptés par les guinéens de la de la capitale, Conakry.

L’Inde est incarnée en  Guinée par son principal moyen de déplacement à savoir le fameux tricycle qui a envahi ce pays d’Asie. Si on avait l’habitude de le voir dans les films Hindous ou à travers la fameuse télévision ZEE MAGIC, la réalité est bien effective. La Guinée s’approprie désormais de ce moyen de déplacement qui coûte 2000 FG le tronçon et qui ne passe nullement inaperçu bien que confiné pour l’heure à certains axes de la capitale.

NAISSANCE A COYAH

Ce serait sur le trajet du Moryah éternel à Forécariah que les MUMBAI ont vu le jour. Nos sources indiquent que les premiers tricycles originaires de l’Inde ont été aperçus au milieu de l’année 2018. Ils seraient au nombre de trois à l’époque et sur les trajets suivants : Coyah-Kakoulimayah et Coyah Maférenyah.

Une apparition hors de Conakry qui fera des émules et finira par s’étendre vers le kilomètre 36 pour finalement s’arrêter au niveau de Lambayi. La banlieue sera vite envahie par le tricycle visible à son principal carrefour où le trafic est monstre.  C’est justement ce quartier qui fait office désormais de base naturelle des ‘’bombonna’’ et abriterait le syndicat.

EXPENSION EMERGENTE MAIS LIMITEE

A partir de Lambayi, les tricycles s’étendent et finissent par avoir un axe précis : celui de Madina. C’est dire qu’ils ne sont visibles que sur ce trajet en particulier. D’une part, il finit au grand marché de Conakry où l’affluence est importante mais aussi à cause de plusieurs blocus. Les taxis-motos ne sont pas contents de l’arrivée des tricycles qui ont fini par les ravir la vedette.

Néanmoins, ils ont un avantage sur eux : les axes Hamdalaye-Bambeto-Sangoyah et Lambayi-En Ville ne sont pas pratiqués par les engins venus d’Asie. Le premier trajet est évité à cause de la mauvaise conduite des taxis. Ils n’hésitent pas à coincer les ‘’Mumbai’’, quitte à provoquer des accidents mortels. Pourtant, les conducteurs de’’ bombonna’’ avouent que cet axe est le plus lucratif de la capitale. Afin de préserver leur vie, d’ici qu’ils ne trouvent la formule, ils se ‘’contentent’’ de Madina-Lambayi.

Par contre, il nous revient qu’à la tombée de la nuit, certains font le trajet Lambayi-Terrase. La destination du stade du 28 Septembre est donc cette autre corde à l’arc des tricycles qui comptent bien étendre leur circuit.

Des négociations seraient en cours afin d’occuper le trajet de Kaloum et on se veut optimiste pour une suite favorable. Pourtant, la mairesse des lieux n’est pas dans cette dynamique.

« Je ne laisserai pas s’installer l’anarchie avec ce qu’on constate » a laissé entendre l’élue dont les efforts de changement de la presqu’île sont visibles.

CORPORATION FORTE

Depuis, leur arrivée dans le trafic routier à Conakry, les tricycles sont devenus un véritable casse-tête pour les taxi-motos et la police routière à cause de leur conduite. Pourtant, quand on y prend place on constate autre chose : ils conduisent prudemment et évitent les accrochages à tout moment avec les autres usagers comme la concurrence des deux roues. C’est justement ce style de conduite qui a fait que les populations elles-mêmes, ont fini par les surnommer les ‘’bombonna’’, littéralement traduit de la langue sosso: ‘’frôle-moi’’ ou ‘’cogne-moi’’… C’est tout dire !

Si le QG est du côté de Lambayi, l’identité du Syndicat n’a pas été connue. Les chauffeurs interrogés ont confié son existence mais la chose serait plurielle. Autrement dit, plusieurs tendances syndicales mineraient le monde des Mumbai.

Il est donc clair qu’une organisation à l’interne a vu le jour et que ces acteurs de la route ne comptent pas se faire piétiner par qui que ce soit.

La structuration est de mise et les chauffeurs savent à quoi s’en tenir une fois dans la circulation.

A suivre !

Idrissa Keita

 

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