Burkina faso: 38 morts dans l’attaque d’un convoi de semafo

Des terroristes ont attaqué, mercredi 06 novembre 2019, un convoi de la mine d’or de SEMAFO SA, dans la région de l’Est du Burkina Faso. Le bilan officiel provisoire fait état de 38 morts, et de nombreux blessés. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré dans une adresse à la Nation ce jeudi soir a décrété un deuil national de  3 jours.

Des travailleurs, entrepreneurs et fournisseurs de SEMAFO, quittant la mine du village de Boungou pour Ouagadougou, sont tombés dans une embuscade ce mercredi matin. Le convoi, sécurisé par la gendarmerie, compterait plus de 200 personnes dans cinq bus et des voitures.

Le véhicule de tête, un blindé de l’armée, a sauté sur un engin explosif des individus armés non-identifiés ensuite se sont suivis d’échanges de tirs nourris.

Des occupants des bus seraient touchés par des balles sur place et d’autres fuyant les tirs seraient rattrapés et tués par leurs agresseurs.

Le bilan officiel est de “38 morts et de nombreux blessés”. La radio Oméga indique 47 morts, 51 blessés dont 15 graves et des dizaines de disparus.

Les blessés sont pris en charge à  l’hôpital de Tengandogo à Ouagadougou et au centre hospitalier régionale de Fada N’Gourma capitale de la région de l’Est. C’est dans cette région que l’attaque s’est perpétrée, précisément dans une partie de forêt dense.

Depuis 2015, les attaques terroristes ont causé la mort de plus de 600 civiles et militaires au Burkina Faso.

Cette dernière attaque suscite beaucoup d’interrogation et d’incompréhension. Pourquoi un convoi de plus de 200 personnes alors que la région fait l’objet de fréquentes attaques terroriste? Depuis 2015, des convois des travailleurs de cette mine ont subi trois attaques avant celle de mercredi et avait causé la mort de onze civils et militaires.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’adressant à la Nation ce jeudi soir, qualifie d’actes ignobles cette attaque avant d’appeler le peuple burkinabè à s’unir et lutter contre le terrorisme.

« Seule une mobilisation générale, des fils et filles de la Nation, sans considération de région, d’ethnie, d’opinion politique et de confession religieuse, est à même de vaincre ces meurtriers, sans foi ni loi, qui rêvent de soumettre notre Patrie et notre Peuple courageux à leur diktat machiavélique,» invite-t-il.

Issouf Zerbo

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