Affaire passeport écrasé: la défense du directeur central de la police de l’air et des frontières

Le directeur central de la police de l’air et des frontières, accusé  de suppression de passeport d’un citoyen guinéen, a déclaré ce jeudi 16 mai 2019, n’avoir plus de confiance à l’inspection générale de la police.

Dans l’émission les  »Grandes Gueules  » de la radio espace FM, le commissaire divisionnaire Lamine Keita a estimé qu’il y aurait une main noire derrière ce dossier de suppression de passeport dont on l’accuse.

« L’enquête a été portée à la connaissance de l’inspection générale, ils n’ont même pas commencé encore les enquêtes, ils commencent à s’acharner contre moi. Je sais que c’est une instrumentalisation, contre moi, quand une enquêtes est encours selon le code de procédure pénale, l’enquête est secrète , les gens n’ont pas encore commencé l’enquête ça se trouve au niveau de la presse, je demande à ce que ce dossier soit mis à la disposition de la justice ou de la gendarmerie, ils vont mener les enquêtes parce qu’à ce niveau, il y a l’impartialité, je ne fais pas du tout confiance à l’inspection » a déclaré Lamine Keita.

La direction centrale de la police de l’air et des frontières est accusée d’avoir changé les données du passeport d’une certaine Fatoumata Baoula Diallo avec le même numéro matricule suite à un écrasement, un acte interdit par l’État guinéen.

Le Commissaire Lamine souligne qu’il s’agit des personnes différentes qu’il n’y a jamais eu de suppression de passeport à son service.

« Ce qui se passe, c’est la délation des ennemies, il ne s’agit pas d’une seule personne, j’ai déjà le dossier devant moi, il s’agit des personnes qui ont fait l’enrôlement, et qui ont obtenu leur passeport régulièrement, si vous voulez la preuve matérielle parce que c’est une question technique, je vous invite à la DCPAF parce qu’on a la possibilité aujourd’hui de tracer tous les documents de voyage et les personnes pour faire la comparaison des empreintes » s’est défendu le directeur  mis en cause, qui croit à un complot contre sa personne.

De son côté, le directeur général de la police nationale reconnait avoir demandé une fois la suppression du passeport de son oncle qui n’a pas été accordé suite à une plainte du directeur de la DCPAF l’accusant auprès du ministre de la sécurité.

« Puisque déjà eu a une notre circulaire qui a été prise, interdisant l’écrasement des passeports sous l’instruction de l’autorité, l’acte qui a été signé par le ministre a été fait le 14, il y a eu des écrasements le 19 suivant, l’inspection s’est saisie. Là où je ne suis pas d’accord avec le directeur central, l’inspection générale est au-dessus de nous tous, je voudrais qu’il mette la balle à terre, tout le monde doit répondre à l’inspection et envoyer les preuves, la dame qui est incriminée, elle a pris le passeport, c’est pour passer à l’aéroport, si elle ne vient pas se présenter, elle ne passera pas » a précisé le Général Ansoumane Bafoé Camara joint par nos confrères.

Plus loin, le Général Bafoé a ajouté que le commissaire Lamine Keita avait refusé de collaborer avec l’inspection générale par ce qu’il n’avait pas reçu l’ordre de sa hiérarchie pour la transmission des dossiers.

« La convocation doit passer par la direction générale de la police, et c’est cette procédure qui a été respectée hier, je veux que le commissaire central sache que personne n’est derrière ce dossier, lui il avait porté plainte contre moi, mais il n’a fait que son travail, c’est même pas le directeur central qui est visé, mais il y a des agents , des techniciens qui tournent autour de vous, il ne faut pas qu’il dise qu’il y a des mains noires derrière ça, même s’il y a des mains noires, moi je vous dis clairement, moi je suis directeur général, moi je suis interdit de le faire, pourquoi quelqu’un d’autre va le faire, si quelqu’un gagne un passeport écrasé illégalement, mais je vais poursuivre le dossier c’est pas par ce que ma main est noire » enseigne le Général Ansoumane Bafoé Camara.

Nantady Camara

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