Accident sur le pont de la soumba : la ville de dubréka coupée en deux

La commune urbaine de Dubréka est coupée en deux depuis la nuit du mardi 26 novembre 2019. La cause de cette serait due à un dérapage d’un camion benne transport plus d’une tonne de sables sur le pont de la Soumba (un district de ladite commune urbaine, ndlr), a-t-on constaté sur le terrain.

Sur les lieux, près de 10 km de bouchons allant du terminus de Dioumaya à l’entrée de Bawa (deux districts situés en amont et aval du quartier Soumba) sont à constater sous l’œil impuissant des populations riveraines.

Ibrahima Sory Camara, habitant de la zone, estime que cette situation est symptomatique du l’indifférence des autorités locales.

«  Cet accident s’est produit ici depuis hier, vers 21h, et depuis lors, aucune autorité, ni le chef de district qui est à quelques encablures du pont, ni le maire, encore moins le préfet ne sont venus au moins faire acte de présence ici…», s’enflamme-t-il.

Par ailleurs, des commerçants et transporteurs de marchandises n’hésitent pas à montrer leur colère face aux dommages que ce blocus leur cause.

« Nous sommes ici depuis 5h du matin, et pourtant 6h devrait me trouver au marché de Yenguema à Madina mais voilà qu’il est bientôt 12h… D’ici ce soir, si les autorités ne font rien, ce sont des millions que je vais perde » regrette Fatou Bangoura, vendeuse de produits maraîchers.

Au moment où nous rédigeons ce papier, aucune autorité locale ne s’était encore présentée sur les lieux. Le chauffeur du camion en question se serait confondu à la foule en colère le recherchant.

En attendant l’intervention des autorités, seulement une seule une grue, appelée par les bons offices des personnes de bonnes volontés, tentait d’extirper le camion benne de cette situation ubuesque afin de contenir l’impatience et la colère des usagers dudit trajet.

Toutefois, cet autre accident sur la route Kagbelen-Dubréka-Boffa-Boké relance la problématique du contrôle technique des engins roulants, l’urbanisation sauvage et galopante en République de Guinée, l’étroitesse des routes de l’intérieur du pays et surtout la diligence des services du ministère en charge des travaux publics.

CHERINGAN

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